Senate approves stiff penalties for terrorism glorification in madrid

Madrid s’apprête à renforcer considérablement sa législation en matière de lutte contre le terrorisme. Le Sénat a validé ce mercredi une proposition de loi du Parti populaire (PP) visant à pénaliser sévèrement l’apologie, l’hommage ou l’éloge du terrorisme et de ses auteurs.

Une amende allant de 200 000 à 150 000 euros

Cette initiative, soutenue par Vox et UPN, prévoit l’instauration d’un nouvel article octroyant aux autorités la possibilité d’infliger des amendes allant de 200 000 à 150 000 euros. Ces sanctions, de nature légère à grave, pourraient également inclure des peines d’inéligibilité – une mesure particulièrement cinglante pour les acteurs publics. Le texte ambitionne de combler les lacunes actuelles qui, selon le PP, permettent une humiliation patente des victimes du terrorisme.

Réaction contrastée : défense de la mémoire et critique de l’ambiguïté socialiste

Réaction contrastée : défense de la mémoire et critique de l’ambiguïté socialiste

La sénatrice du PP, Mar Cotelo, a souligné la nécessité de « fermer les brèches » qui autorisent l’humiliation des victimes. Elle a dénoncé une position « cohérente et constante » de son parti face à « l’ambiguïté de certains », insistant sur l’importance de défendre sans équivoque la mémoire et la dignité des victimes. Elle a clairement affirmé que la France ne pouvait tolérer la présence de symboles ou de lieux commémorant les terroristes.

Défense d’une approche rigoureuse et respectueuse de la loi

En revanche, la sénatrice socialiste Julia María Liberal a qualifié la proposition de « inefficace et redondante » par rapport au Code pénal. Elle a accusé le PP de vouloir « confronter les victimes au gouvernement », dénonçant une stratégie visant à créer des tensions artificielles. Elle a également déploré l’utilisation de termes inappropriés, évoquant une « ETA muette depuis 2011 » – une formulation aussitôt censurée par la sénatrice UPN, Marisa del Mar Caballero, qui a présenté une photo d’un enfant portant un t-shirt à l’effigie d’un terroriste lors d’une manifestation en faveur des détenus d’ETA.

Un avertissement ferme des partis d’opposition

Cette décision, qui s’inscrit dans la septième proposition législative du PP en matière de terrorisme, met en lumière le fossé qui persiste entre les différents camps politiques. La sénatrice socialista souligné que la cohabitation devait se construire avec rigueur et respect de la loi, et non par des provocations et des confrontations stériles.

Conclusion : la mémoire exige une action sans concession

La lutte contre le terrorisme ne peut se faire en se contentant de la mémoire. Il s'agit d'une action concrète et déterminée, une ligne rouge que la France ne peut pas franchir.