Tensions en irán, bourses en chute: l'amérique sous la pression
La volatilité s’est emparée des marchés américains jeudi, précipitant une chute franche des indices boursiers après une escalade des tensions géopolitiques avec l’Iran et une nouvelle salve d’incertitudes concernant le conflit au Moyen-Orient.

Un contexte international chargé
Les performances boursières, sous l’effet de ces nouvelles tensions, sont directement liées à la prise de contrôle par les forces iraniennes d’un gigantesque porte-conteneurs dans le détroit d’Ormuz, un événement qui a exacerbé les craintes quant à la stabilité des approvisionnements énergétiques. L’exigence de Teheran d’une levée immédiate du blocus naval sur les ports iraniens accentue encore davantage la fragilité de la situation.
Parallèlement, la démission du président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, de la table des négociations et la flambée des prix du pétrole, suite à des frappes aériennes signalées en Iran, ont alimenté la peur des investisseurs et accentué l’aversion au risque.
Le prix du Brent a grimpé de 3,1% et atteint 105,07 dollars le baril, flirtant même avec 107 dollars, tandis que le contrat à terme sur juillet se négociait à 99,35 dollars. Cette réaction est d’autant plus marquée que le détroit d’Ormuz reste un point de blocage pour les pétroliers, rendant le transit impossible et exacerbant les incertitudes quant à l'approvisionnement mondial.
L’intervention américaine, annoncée par le président Trump qui ordonne l’attaque et la destruction de navires iraniens tentant d’obstruer le transit par des mines, ne fait qu’ajouter du sel à la blessure. Le marché s’est également effondré en raison de résultats trimestriels contrastés, Tesla reculant malgré un bénéfice supérieur aux attentes, les investisseurs se concentrant sur un plan d’investissement massif et ServiceNow chutant fortement en raison de la concurrence accrue dans le secteur du logiciel, notamment grâce à l’intelligence artificielle.
American Airlines a rebondi de 2,4% après de solides résultats, tandis que Southwest Airlines a souffert d’une perspective économique sombre, le marché réagissant avec prudence et réduisant son exposition face à l’incertitude géopolitique.
Le rendement du Trésor à 10 ans a atteint 4,32%, reflétant cette volatilité. Les données sur les demandes de chômage ont montré une légère augmentation, bien que restées historiquement basses. L’indice PMI préliminaire de S&P Global a affiché une amélioration, principalement due à une accumulation d’inventaires face aux craintes d’approvisionnement et à la hausse des prix. En Europe et en Asie, les bourses ont également réagi négativement à ces événements, le Hang Seng de Hong Kong tombant de 0,9% et le Nikkei 225 de Tokyo reculant de 0,7%.
Face à cette confluence de facteurs – tensions géopolitiques, résultats d’entreprises variables et incertitudes technologiques – les investisseurs privilégient la prudence. La situation, disons-le franchement, est loin d’être rassurante.
