Trump sème la discorde : l'otan au bord du gouffre ?

L'alliance transatlantique tremble. Samedi, Donald Trump a réaffirmé avec virulence ses doutes quant à la fiabilité de l'OTAN, exploitant une simple erreur journalistique pour dénigrer à la fois l'organisation et le New York Times, dont il ne cesse de critiquer la couverture.

Une erreur du <em>new york times</em>, une occasion pour trump

Une erreur du new york times, une occasion pour trump

L'affaire est rocambolesque. Une faute de frappe dans la version papier du New York Times a transformé l'acronyme OTAN en « Organisation pour le Traité d'Amérique du Nord ». Une bourde rapidement corrigée par le quotidien, mais qui a suffi à enflammer Donald Trump. Il a saisi l'opportunité pour dépeindre l'OTAN comme un « partenaire gravement affaibli et extrêmement peu fiable », ajoutant une critique acerbe des standards éducatifs et de recrutement du journal, qu'il accuse de mener une « guerre constante de fausses nouvelles » contre lui.

Ce n'est pas une première. Le président américain, depuis des années, accuse ses alliés de ne pas assumer leur part des dépenses militaires, les qualifiant d'« escrocs ». Sa colère, exacerbée par leur manque de soutien lors de la récente escalade avec l'Iran, a atteint un nouveau paroxysme. Il a même évoqué, une fois de plus, la possibilité de retirer les États-Unis de l'organisation qu'ils ont eux-mêmes fondée en 1949, pour faire face à la menace soviétique. Un acte qui, s'il se concrétisait, bouleverserait l'équilibre géopolitique mondial.

L'ironie de la situation est saisissante : Trump, héritier de la puissance américaine et garant de sa projection mondiale, menace de démanteler l'architecture de sécurité sur laquelle repose l'ordre international. Mais au-delà de la rhétorique habituelle, la question se pose de savoir jusqu'où ira-t-il cette fois-ci. Le monde observe, suspendu à la prochaine déclaration du président, conscient que l'avenir de l'OTAN, et peut-être même de la sécurité européenne, est en jeu.