Violences sexuelles et professionnelles au cœur des médias colombiens, des réponses urgentes demandées

Des organisations de défense des droits de l'homme, des journalistes et des défenseures du féminin lancent un appel urgent pour mettre fin aux violences sexuelles et professionnelles au sein des médias colombiens.

Les organisations signataires dénoncent les atteintes aux droits humains

La Red Colombienne de Periodistas avec Vision de Genre, la Fondation pour la Liberté de la Presse (Flip), la Fondation Karisma, le Conseil de Rédaction et Colnodo ont publié un communiqué condamnant les agressions sexuelles, le harcèlement et les abus de pouvoir dans les médias colombiens.

Elles soutiennent les journalistes et les communicantes qui ont osé dévoiler ces violences systémiques au coeur de l'industrie médiatique.

Une situation qui concerne les droits fondamentaux

Une situation qui concerne les droits fondamentaux

Ces actes ne sont pas des faits privés, mais bien des violations des droits de l'homme, affirment les organisations. Elles soulignent que ces comportements limitent la liberté d'expression en empêchant les femmes de poursuivre une carrière dans le journalisme.

Les signataires exigent des mesures urgentes des entreprises, des établissements d'enseignement et des autorités pour lutter contre ces violences.

Ils demandent la mise en place d'un protocole de prévention, d'attente et de sanction pour les cas rapportés, ainsi que des canaux de dénonciation transparents et protégés pour les victimes.

Denunciations en hausse grâce à la campagne #yotecredocolega

Denunciations en hausse grâce à la campagne #yotecredocolega

La période qui suit la campagne #MeTooColombie a vu un nombre significatif de témoignages de viols, de harcèlements et d'abus de pouvoir dans les médias.

La journaliste Juanita Gómez a indiqué que le canal officiel qu'elle partage avec d'autres communicantes a reçu un grand nombre de lettres dénonçant ces viols.

Le ministre du Travail, Antonio Sanguino, a annoncé la mise en place d'inspections préventives dans les médias pour vérifier les conditions de travail et les mécanismes de prise en charge des plaintes.

Ces vérifications visent à renforcer les protocoles internes des entreprises et à s'assurer qu'ils sont conformes au Convenant 190 de l'OIT, ratifié par la Colombie en 2025.