Vox exige une majorité écrasante en andalousie : abascal dénonce l'ambiguïté de moreno
Santiago Abascal, leader de Vox, a intensifié sa campagne en Andalousie, lançant un appel pressant à un vote massif pour son parti lors des élections régionales du 17 mai. Sa cible ? Juanma Moreno, le président sortant du PP, dont la stratégie de proximité semble, selon Abascal, masquer une hésitation profonde face aux propositions de Vox.
Moreno sous le feu des critiques : une « matraca » de tergiversations
Abascal a dénoncé ce qu'il qualifie de « matraca » orchestrée par Moreno, visant à diaboliser Vox et à le présenter comme un parti générateur d'instabilité. Ironie du sort, ces accusations interviennent alors que Vox a déjà conclu des accords de gouvernance en Estrémadure et en Aragon. « Depuis que nous avons établi ces accords, le señor Moreno Bonilla semble avoir ingurgité un piment particulièrement fort, incapable de s'arrêter », a asséné Abascal devant une foule de militants à Almería.
Le point de discorde majeur réside dans le concept de « priorité nationale » défendue par Vox, notamment en matière d'immigration. Abascal accuse Moreno d'éviter le débat, arguant que la situation actuelle, marquée par une immigration massive incontrôlée, rend cette notion d'urgence nationale plus que jamais pertinente. « Nous n'aurions pas à discuter de la priorité nationale si la situation n'avait pas dégénéré », a-t-il affirmé, dénonçant les conséquences néfastes de la régularisation sur les Espagnols et les immigrés légaux.
« Ce qui compte, c'est la repatriation immédiate de ceux qui entrent illégalement en Espagne », a tranché Abascal, appelant à une « remigration immédiate » pour les bénéficiaires de l'aide sociale au détriment des citoyens espagnols. Il a insisté sur le fait que Vox est prêt à mettre en œuvre un programme « ambitieux et contondant », nécessitant un soutien populaire massif.

Gavira promet une révolution législative : la fin de la loi sur la minorité
Manuel Gavira, candidat de Vox à la présidence de la Junta d'Andalousie, a, pour sa part, promis une démolition immédiate de la loi sur la minorité andalouse, qu'il considère comme « une loi qui place les intérêts étrangers au-dessus de ceux des jeunes Andalous, ce qui est inadmissible. »
Parallèlement, Gavira a attaqué la politique agricole du PP, accusant Moreno de se plier aux exigences de Bruxelles au détriment des producteurs locaux. « Assez du Mercosur, de la concurrence déloyale et du Pacte Vert européen », a-t-il martelé, réaffirmant la priorité nationale de Vox pour l'Andalousie, notamment en matière d'accès au logement et aux aides sociales.
Enfin, la campagne de Vox a été marquée par des attaques virulentes contre María Jesús Montero, accusée de corruption et de gaspillage des fonds publics. « Nous ne demanderons pas aux électeurs andalous ce qu'ils ont voté par le passé. Nous voulons qu'ils comprennent ce que signifie l'action fondée sur le bon sens, celle qui place les Almeriens, les Andalous et les Espagnols en premier », a conclu Gavira. La proposition de Vox est claire : une rupture radicale avec le passé, à condition d'obtenir une majorité écrasante.
