Mike vernon, producteur de blues écossais, un pionnier du son décède à 81 ans

L'écho de la musique blues américaine a traversé l'Atlantique dans les années 1960, captivant une jeunesse britannique en quête d'évasion. Mike Vernon, figure clé de cette transmission, s'est éteint à l'âge de 81 ans, laissant derrière lui un héritage sonore immense.

Un voyage musical vers l

Un voyage musical vers l'amérique du sud

Pour les adolescents britanniques des années 1940 et 1950, le son raw et vibrant des pionniers du R&B américain – Chuck Berry, Bo Diddley, Little Richard, James Brown – représentait un territoire de possibilités. Des villes comme Bolton à Bexhill-on-Sea, les jeunes exploreurs de la musique sillonnaient les boutiques de disques spécialisées, créaient des fanzines et lançaient des étiquettes indépendantes pour diffuser des morceaux inédits. C'est ainsi que Mike Vernon, producteur et manager musical, a entamé une carrière qui a révélé au monde des artistes comme John Mayall, Eric Clapton et Fleetwood Mac.

Passionné de musique dès son plus jeune âge, Vernon a fondé en 1964, avec son ami Neil Slaven, le fanzine R&B Monthly. L'année suivante, aidé de son frère Richard, il créa le label Blue Horizon Records, qui rééditait des singles américains obscurs et offrait une plateforme aux jeunes musiciens britanniques, eux aussi séduits par le blues.

À 18 ans, Mike Vernon intégra Decca Records, où il supervisa notamment l'album From New Orleans to Chicago de Champion Jack Dupree, aux côtés de jeunes talents comme Mayall, Clapton et Tony McPhee. En 1966, il produisit l'album Blues Breakers de Mayall, un enregistrement fondateur du blues britannique qui mettait en lumière Clapton. Il suivit ensuite Mayall avec A Hard Road (1967), qui vit l'émergence de Peter Green, qui rejoindrait plus tard Fleetwood Mac.

C'est Green lui-même qui sollicita Vernon pour produire le premier album de Fleetwood Mac en 1968, reconnaissant