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Bris de panique en queensland : la justice péinale jeunesse dérape-t-elle ?

Le gouvernement du Queensland persiste et signe : durcissement des lois sur la criminalité juvénile. Mais les chiffres, implacables, révèlent une réalité troublante : une poignée d'infractions ciblées par cette législation n'ont été signalées qu'une seule fois, voire pas du tout, chez les mineurs ces dernières années. Un paradoxe qui alimente la controverse et soulève des questions légitimes sur la pertinence de cette Politique punitive.

Des lois ciblées sur des crimes inexistants ?

L'arsenal législatif, baptisé pompeusement « Adult Crime, Adult Time », se renforce. Douze nouvelles infractions rejoignent la liste des délits susceptibles d'entraîner des peines sévères pour les jeunes, incluant l'aide au suicide et l'administration de substances pour commettre un délit. Le hic ? Selon les données présentées à un comité parlementaire, aucune personne de moins de 18 ans n'a été inculpée pour ces délits depuis 2015. Seuls neuf jeunes ont été poursuivis pour d'autres infractions proposées, et 21 pour des actes de désordre public. Une statistique qui contraste avec la rhétorique alarmiste du gouvernement.

L'avocate Katherine Hayes, directrice du Youth Advocacy Centre, l'assène : « Affirmer qu'une criminalité qui n'est pas commise par des jeunes constitue une crise, c'est absurde. C'est tout simplement faux. » Les offenses choisies par un panel secret, dont les recommandations n'ont jamais été divulguées malgré les promesses, sont en réalité plus fréquemment commises par des adultes, et ce, à un rythme croissant. Le harcèlement, l'intimidation et les abus, par exemple, touchent des dizaines de fois plus d'adultes que de jeunes.

La logique voudrait que ces mesures dissuadent les adultes, et non les adolescents. Or rien ne laisse à penser que ce soit le cas.

Une « crise » artificielle pour masquer un problème d

Une « crise » artificielle pour masquer un problème d'adultes ?

Le gouvernement justifie ces mesures draconiennes par une prétendue « crise de la criminalité juvénile ». Une crise qui, selon les chiffres de l'ABS, représente seulement 12 % de toutes les infractions en Queensland. Mais l'opposition et les associations dénoncent une manipulation des statistiques pour justifier une Politique punitive envers les jeunes, au mépris des droits humains et de la législation locale.

Le ministre de la justice, Laura Gerber, prétend que cette législation rend Queensland « plus sûr », avec une baisse de 7,2 % des victimes. Mais elle invoque également une décennie de « lois faibles » sous le gouvernement précédent, accusé d'avoir créé une « crise de la criminalité juvénile ». Une affirmation contestée par de nombreux observateurs qui pointent du doigt une approche simpliste et inefficace du problème.

L'ironie est à son comble : le même gouvernement a récemment supprimé un programme de déjudiciarisation pour les jeunes, offrant aux policiers plus de latitude pour infliger des amendes pour possession de drogue. Une décision qui, selon les critiques, pénalise davantage les jeunes que les adultes.

Le comité parlementaire devra publier son rapport le 17 avril. Reste à savoir si ses conclusions apporteront un éclairage nouveau sur cette controverse grandissante et si le gouvernement sera prêt à revoir sa Politique punitive, ou s'il continuera à sacrifier les droits des jeunes sur l'autel d'une sécurité perçue.