Carter et trump face au déficit énergétique : le retour de la houille
Deux présidents, deux époques, un même défi : répondre à une pénurie de carburant qui menace l'économie et la stabilité politique. En 1977, Jimmy Carter a pris la parole pour expliquer sa stratégie face à la crise énergétique, alors que le prix du pétrole de l'Ouest Texan approchait les 14 dollars par baril. Il a appelé les Américains à baisser la température de leur maison, à utiliser moins d'énergie et à se tourner vers les énergies renouvelables. Mais malgré ses promesses de développer les sources d'énergie solaire et autres, c'est finalement la houille qui a prévalu, en particulier en Asie et en Europe, où la dépendance à l'égout des importations pétrolières est très forte.

La guerre contre l'iran et la flambée des prix du pétrole
Quelques mois plus tard, la situation est encore plus critique. La guerre entre les États-Unis et Israël d'une part, et l'Iran de l'autre, a provoqué un embargo sur les exportations de pétrole par le détroit d'Ormus, ce qui a fait gronder les prix du baril à nouveau. Le coût de l'énergie s'approche à nouveau de 14 dollars, niveau record. Même si l'économie américaine est moins dépendante de l'énergie que dans les années 70, la menace de l'inflation et de la stagflation plane, comme au temps de Carter. Trump, le nouveau président, a adopté la même stratégie que son prédécesseur : développer les ressources énergétiques nationales, en particulier les combustibles fossiles.
Malgré les appels à la transition énergétique et au développement des sources d'énergie renouvelables, la houille continue de dominer. Depuis 2020, la consommation mondiale a augmenté de 1,3 milliard de tonnes, pour atteindre 8,8 milliards de tonnes. L'augmentation est principalement due à la demande en croissance rapide en Asie, mais aussi à des crises comme l'invasion russe de l'Ukraine, qui a contraint l'Europe à cesser d'importer le gaz russe. Même si les leaders mondiaux se réunissent chaque année pour discuter de la lutte contre le réchauffement climatique, la houille a largement prévalu, passant de 23% de la consommation énergétique mondiale en 2000 à 28% en 2023.
