Conflit autour du coût du carburant : les entreprises de transport urbain convoquent le gouvernement
Une situation tendue règne en ce moment dans le secteur des transports publics à Buenos Aires. Les entreprises de colectifs menacent de parer si elles ne reçoivent pas de nouvelles subventions de la part du gouvernement. Selon des sources officielles, un rendez-vous est prévu pour jeudi au sein de la Secrétariat des Transports pour discuter de cette question.

Les entreprises de transport urbain demandent des subventions actualisées
Les représentants des principales chambres d'industrie des transports publics de la province de Buenos Aires, comme la Chambre des Entreprises de Transport Urbain de la Province de Buenos Aires (CETUBA), la Chambre des Entreprises Unies du Transport Urbain de la Province de Buenos Aires (CEUTUPBA), la Chambre des Entreprises d'Autotransport de Passagers (CEAP) et la Chambre des Entreprises du Transport Urbain de Buenos Aires (CETUBA), se sont joints à la convocation.
Les entreprises expliquent que depuis le début de cette année, le prix de la nafta, utilisée par leurs véhicules, a considérablement augmenté en raison de la guerre en cours au Moyen-Orient. Ainsi, le litre de carburant coûte désormais 2 150 pesos, contre 1 400 pesos au début du mois, ce qui représente une augmentation de 46% en un mois.
Ces hausses de prix, sans modification corrélative des subventions, rendent la situation financière des entreprises de transport urbaaines très difficile. Elles craignent de ne pas pouvoir continuer à fonctionner à leur rythme actuel sans des subventions actualisées.
En conséquence, les entreprises ont déjà commencé à réduire la fréquence de leurs services, ce qui a déjàoccasionné des difficultés pour les usagers en plusieurs parties du pays. Si le gouvernement ne répond pas à leurs demandes, il est possible que les entreprises déclarent un paro national, ce qui pourrait entraîner des perturbations importantes dans le fonctionnement du réseau de transports publics.
Le Secrétariat des Transports, qui dépend du Ministère de l'Économie, a confirmé la convocation des entreprises pour discuter de cette situation critique.