Divisions au sein du judaïsme britannique : l'essor de la droite et la perte de confiance dans la gauche
La controversée intervention de la rabbines Charley Baginsky lors d’un rassemblement anti-antisémitisme à Londres a mis en lumière les profondes fractures qui lézardent la communauté juive britannique. Des huées, des critiques, et un désarroi croissant, tout cela dans un contexte Politique en mutation rapide.
Un rassemblement polarisé : des huées et des scepticisme
L'événement, censé rassembler l'opposition à l'antisémitisme, s'est déroulé dans un climat électrique. Les huées adressées à la rabbines Baginsky, déjà expérimentées lors d'une manifestation similaire l'année précédente devant Downing Street, illustrent une tension palpable. Même certains opposants, reconnaissant la validité des critiques formulées contre le ministre du travail, Pat McFadden concernant l'attitude de son parti face à l'antisémitisme, ont été déçus par le même traitement réservé à Ed Davey, de l'Liberal Democrats. L'intervention du maître de cérémonie a permis d'apaiser, mais de loin, les tensions.

L'ascension de la droite et le recul de la gauche
Si Richard Tice, du Reform UK, a rencontré un accueil chaleureux de certains participants, et Kemi Badenoch, du Parti Conservateur, a également été saluée, cette dynamique reflète une tendance inquiétante : une perte de confiance progressive dans les partis de gauche, notamment le Labour. Selon Raphi Bloom, du Jewish Representative Council, l'ère Corbyn a affaibli ce lien historique, tandis que les attaques et les abus depuis les attentats d'octobre 2023 ont poussé une partie de la communauté juive vers la droite.

Des alliances fragiles et un repli sur soi
Pour Baginsky, l'antisémitisme doit être abordé dans une perspective plus large, en combinant des actions contre toutes les formes de haine. Elle souligne la nécessité d'un effort collectif, impliquant les minorités et les mouvements anti-racistes. Cependant, elle reconnaît que
