Foie gras et fourrures : londres cède aux pressions de bruxelles
Le gouvernement britannique a fait un revirement spectaculaire sur ses promesses électorales en matière de bien-être animal, abandonnant l'interdiction envisagée des importations de foie gras et de fourrures. Une décision qui suscite l'indignation des associations de défense des animaux, mais qui, selon Downing Street, est nécessaire pour débloquer les négociations commerciales avec l'Union européenne.

Un compromis économique au prix d'un engagement brisé
L'annonce, faite discrètement la semaine dernière, intervient alors que Londres et Bruxelles s'efforcent de finaliser un accord commercial post-Brexit. Selon des sources proches des discussions, la question des importations de produits d'origine animale, notamment le foie gras et les produits en fourrure, s'est avérée un obstacle majeur. Le gouvernement britannique, confronté à d'autres points de désaccord plus importants, tels que les règles concernant l'élevage de précision des cultures, a choisi de faire une concession sur ces questions de bien-être animal.
L'engagement initial de Labour, alors en opposition, de bannir l'importation commerciale du foie gras, produit obtenu par une gavage forcé controversé des canards et des oies, avait suscité l'enthousiasme des défenseurs des animaux. Mais la réalité des négociations commerciales a contraint le gouvernement à revoir sa position.
La décision a été accueillie avec amertume par la RSPCA. David Bowles, son responsable des affaires publiques, a dénoncé un “échec” du gouvernement, soulignant que chaque animal mérite une vie sans souffrance. L’organisation salue néanmoins la mise en place d’une table ronde pour examiner la question des fourrures, tout en insistant sur la nécessité de mesures plus énergiques pour stopper le commerce.
Alexis Gauthier, restaurateur à Londres et ancien importateur de foie gras, est lui aussi monté au créneau. Après avoir cessé de servir ce produit suite à des manifestations de PETA, il estime que “jeter cet engagement crucial en matière de bien-être animal sous le bus en blâmant l’UE serait une nouvelle démonstration du manque de Politique, de négociations efficaces et d’intégrité ou de compassion de ce gouvernement.” Il propose désormais une alternative végane, un
