Grabois dénonce la politique économique de milei : «une culture de l’anti-empathie »

Buenos Aires – Le député Juan Grabois a vivement critiqué le discours d'ouverture de la session parlementaire de Javier Milei, dénonçant un climat de polarisation et une Politique économique jugée destructrice pour l'Argentine.

Le député accuse le gouvernement d'un « macartisme burbe » et d'un impact négatif sur l'emploi.

En entretien avec Infobae en Vivo, l'élu de l'Unión por la Patria a dénoncé l'absence d'alternatives politiques face à l'actuel gouvernement, et s'est inquiété de la situation de Cristina Kirchner. Le député a souligné que la Politique économique actuelle favorise le secteur agro-exportateur au détriment de l'industrie locale, avec des conséquences désastreuses sur l'emploi et le marché intérieur. Il a notamment pointé du doigt l'ouverture indiscriminée des importations, qui affecte la production textile et la création d'emplois.

Grabois a également critiqué la Politique étrangère du gouvernement, qu'il juge alignée sur les intérêts de la droite américaine, et a mis en garde contre la dépendance du pays à l'égard de financements externes. « Les seuls dollars qui sont entrés en Argentine, ce sont ceux que Trump a déposés pendant sa campagne électorale », a-t-il déclaré.

La situation du travail a également été au cœur de ses préoccupations. Il a défendu la protection des droits des travailleurs et la limitation de la durée du travail, rappelant l'histoire des luttes ouvrières. « Il n'y a pas un seul travailleur de plateforme qui ne se plaigne pas de l'algorithme ou des tarifs arbitraires », a-t-il affirmé. Il a plaidé pour le renforcement du secteur communautaire, du soin et de l'économie sociale.

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Le député s'inquiète de la justice et de l'avenir politique du pays.

Grabois a également exprimé son inquiétude quant à la situation judiciaire de Cristina Kirchner, qu'il juge « proscrite » et « inhabilitée ». Il a souligné qu'un système Politique qui empêche la participation d'un leader d'opposition est intrinsèquement fragilisé. Il a insisté sur le fait que l'actualité économique et sociale du pays est loin d'être reluisante.

Le député a insisté sur la nécessité d'un modèle économique qui privilégie la souveraineté nationale et le développement d'une véritable bourgeoisie argentine, capable de défendre les intérêts du pays. Il a conclu en affirmant que la culture d’un peuple se mesure à sa capacité à préserver ses ressources et à éviter le travail forcé.

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