La charles de gaulle, un prisme pour l'avenir de la puissance navale européenne
Lorsque le soleil se lève lentement sur la Méditerranée, le pont de l'expéditionnaire Charles de Gaulle se dorate sous une lumière dure et presque métallique. Les turbines de l'porte-avions ronronnent sous les bottes des marins qui n'ont pas dormi, tandis que les Rafales s'agitent comme des oiseaux nerveux au bord de la piste.

Une mise à l'épreuve en pleine vue des alliés
La France envoie plus que son seul porte-avions pour une rencontre amicale en mer. Le Charles de Gaulle est placé au cœur d'un exercice de longue haleine où le réel défi n'est pas un spectacle spectaculaire, mais la résistance du vingtième jour.
Paris n'a pas choisi la facilité. Au contraire, la stratégie consiste à placer ce précieux navire au centre de l'opération, en tant que poste de commandement volant, pont de lancement pour les Rafales et hub de coordination pour les navires alliés.
En théorie, le scénario est simple : plusieurs marines de la NATO se rassemblent pendant des semaines pour simuler un combat intensif loin de leurs ports d'attache. Mais en pratique, c'est un marathon en mer.
