Londres : une quatrième personne arrêtée pour l'incendie criminel ciblant une ambulance juive
L'enquête sur l'incendie criminel qui a ravagé quatre ambulances de Hatzola, un service de secours associatif juif, dans le quartier de Golders Green à Londres, s'épaissit. Une quatrième personne a été interpellée ce samedi, directement au palais de Westminster alors qu'elle assistait à l'audition des trois suspects déjà inculpés. L'arrestation, qui intervient à peine une semaine après l'attaque, confirme l'ampleur de l'opération policière et la détermination des autorités à identifier tous les responsables de cet acte odieux.
Le déroulement des événements : un acte prémédité ?
Les trois premiers suspects, Hamza Iqbal, 20 ans, Rehan Khan, 19 ans, et un mineur de 17 ans, avaient été inculpés vendredi pour incendie volontaire mettant en danger des vies. Ils n'ont pas répondu aux accusations lors de leur comparution devant le tribunal de Westminster et ont été placés en détention provisoire. Le quatrième suspect, âgé de 19 ans, a été appréhendé alors même que les juges étudiaient les charges à leur encontre. Les faits se sont déroulés sous les yeux des familles des accusés, qui étaient présentes à l'audience.
Ce qui frappe, c'est la précision des informations qui ont filtré de la salle d'audience : quatre individus étaient impliqués dans l'attaque du 23 mars dernier. Les ambulances, appartenant à Hatzola, ont été incendiées dans la nuit, provoquant l'explosion de bonbonnes de gaz stockées à l'intérieur. La police de la Métropole a rapidement qualifié l'incident de « attaque antisémite » et l'enquête a été confiée à la division anti-terrorisme, bien que l'événement n'ait pas été officiellement classé comme acte terroriste, pour l'instant.

Une piste iranienne ?
Un élément troublant émerge : l'enquête explore désormais la possibilité que l'attaque ait été orchestrée par un groupe soutenant l'Iran, qui se revendique publiquement. La complexité de cette piste soulève des questions quant à la dimension internationale de cette affaire et aux motivations profondes des auteurs. Les suspects, tous originaires de Londres, étaient vêtus de survêtements gris lors de leur comparution et se sont limités à confirmer leurs noms et leurs adresses. L'ambiance était lourde, témoignant de la gravité des accusations portées contre eux.
En réponse à cet acte odieux, la police a renforcé les patrouilles dans les quartiers à forte population juive. Le Premier ministre Keir Starmer a condamné l'attaque comme étant « profondément choquante et antisémite ». La vigilance reste de mise, et l'enquête devra déterminer avec précision l'implication de chaque suspect et l'éventuel soutien extérieur dont ils ont bénéficié. La justice britannique a désormais la lourde tâche de faire la lumière sur cette affaire complexe, tout en assurant la sécurité de la communauté juive londonienne.
