Starmer mise sur «pride in britain» face aux élections locales
Le leader travailliste Keir Starmer tente de relancer sa campagne pour les élections locales britanniques, confronté à des sondages défavorables et à la menace d'importantes pertes face à l'opposition conservatrice et au parti Reform UK. Il a lancé sa campagne avec le slogan «Pride in Britain», cherchant à mobiliser les électeurs autour des valeurs du pays face à un contexte mondial incertain.

Le rapport de forces s'effrite
Starmer a insisté sur les avancées du gouvernement en matière de coût de la vie – aides aux factures d'énergie, augmentation du salaire minimum, etc. – tout en évitant de critiquer ouvertement la Politique gouvernementale actuelle, notamment en ce qui concerne le conflit en Iran. Il a toutefois reconnu que les sondages prévoient des revers significatifs, notamment la possible perte du pouvoir au Pays de Galles après 27 ans. Les projections sont aussi sombres en Écosse, où le parti national écossais semble prêt à empêcher une victoire travailliste à Holyrood. Des inquiétudes se font également sentir à Londres et dans les anciennes régions du parti, comme le nord-est de l'Angleterre et le West Yorkshire.
La stratégie de campagne de Labour, qui avait initialement tenté de rapprocher Reform UK et les Verts, semble abandonnée. L'attaque se concentre désormais sur les «mauvais jugements» de Zack Polanski, du parti vert, et sur l'absence d'intérêt de Reform UK pour les classes populaires. «Alors que Reform a démontré à répétition qu'elle n'est pas du côté des travailleurs et que les Verts proposent des réponses erronées pour la Grande-Bretagne, ce gouvernement travailliste est résolument concentré sur le pouvoir d'achat des citoyens», a déclaré Starmer.
Les élections locales pourraient être un véritable test pour Labour. Des inquiétudes persistent, notamment à Birmingham, où la gestion des collectes des ordures est un sujet de tensions persistantes. À Londres, où le parti détient 21 des 32 conseils municipaux, les Verts pourraient réaliser des gains importants dans des arrondissements comme Newham, Hackney et Lewisham.
Le parti a déployé massivement ses troupes, avec 7 000 événements de campagne organisés le week-end dernier et 30 visites de membres du cabinet prévues durant la première semaine. La question de la stratégie à adopter face à la montée en puissance de Reform UK, et de la manière de convaincre les électeurs face à un contexte économique difficile, se pose avec acuité. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le parti risque une déroute.
