Trump prévoyant une grâce massive : un déballage de promesses et d'intrigues
Le spectre de l’Oval Office plane toujours, et Donald Trump, semble-t-il, s’apprête à laisser derrière lui un sillage de pardons de masse, une dernière flambée de faveurs à ses conseillers les plus proches.
Un discours glaçant : « tout le monde à moins de 200 pieds »
Selon un rapport du Wall Street Journal, l’ex-président, dans une réunion récente, aurait lâché une phrase qui a provoqué des éclats de rire : « Je vais pardonner à tous ceux qui se sont trouvés à moins de 200 pieds de l’Oval Office. » Une déclaration, selon d’autres sources, répétée quelques mois plus tôt avec un rayon d’action initialement limité à 10 pieds.
L’ambiguïté est flagrante, mais la volonté de récompenser ses fidèles semble déterminée. Un geste provocateur, presque blasé, qui résonne avec une logique interne claire : une validation ultime de son pouvoir, même au-delà de la date butoir de fin de mandat.

Des clemences et des dessous de table
Plus de 1 800 personnes ont déjà bénéficié de la clémence de Trump depuis le début de sa seconde présidence. Un nombre impressionnant, qui témoigne d’une volonté de réécrire l’histoire de ces dernières années. Il y a eu, par exemple, la libération sans conditions de 1 500 personnes impliquées dans l'attaque du Capitole du 6 janvier 2021, et plus récemment, la grâce accordée à Changpeng Zhao, le fondateur de Binance, après une condamnation pour manquement aux obligations anti-blanchiment d’argent.

L'ombre de binance et santos
Cette succession de décisions soulève également des questions sur les liens financiers de la famille Trump, notamment via l’entreprise crypto World Liberty Financial. La transaction de 2 milliards de dollars avec l'émirat binance, orchestrée en octobre dernier, avait déjà suscité des interrogations. Et n’oublions pas la grâce accordée à George Santos, le controversé représentant américain, après sa confession de fraude et de usurpation d'identité. Un geste, selon Trump, « 100% pour Trump », une adhésion sans faille, même si les accusations qui pèsent sur lui restent bien ancrées.

La réaction prudente de l'administration biden
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié le rapport du Wall Street Journal de « blague ». Cependant, elle a souligné que le président conserve un pouvoir de grâce absolu – une affirmation qui ne fait qu’ajouter une dose de tension à un contexte déjà explosif. L’administration Biden, quant à elle, continue d’enquêter sur les actions de Trump, notamment concernant les tentatives d'ingérence dans le processus électoral de 2020.
Un dernier coup de projecteur
L'idée d'un grand discours de pardon, annonçant cette vague de grâces, circule également. Un spectacle final, chargé de symboles, qui mettrait en lumière une dernière fois la volonté de l’ex-président de façonner son héritage, au-delà des jugements de l’histoire. Un héritage, il faut le reconnaître, loin d’être exempt de controverses.
