Italie : les joueurs auraient négocié des primes avant l'élimination
L'échec de l'Italie face à la Bosnie en barrages de la Coupe du Monde 2026 a révélé une affaire embarrassante : avant même le coup de sifflet final, certains joueurs de la Nazionale auraient tenté de négocier des primes de qualification avec le staff technique. Une affaire qui met en lumière les tensions internes et les dérives potentielles au sein du football italien, déjà en crise profonde.

Un bonus de 300 000 euros sur la table
Selon des informations rapportées par La Repubblica, le sujet a été soulevé dans les jours précédant le match décisif à Zenica. Une somme de 300 000 euros, potentiellement divisée entre les 28 joueurs convoqués par Gennaro Gattuso, était évoquée en cas de succès. Une somme conséquente, représentant plus de 10 000 euros par joueur, qui aurait pu servir d'incitation supplémentaire dans un match à enjeux considérables. Le timing de cette demande, révélée après l'élimination, laisse un goût amer.
Il faut souligner que cette démarche n'a jamais été formalisée auprès de la Fédération Italienne de Football (FIGC). Les joueurs auraient d'abord évoqué la question avec certains membres du staff technique, avant que Gattuso lui-même n'intervienne pour les dissuader. Son message était clair : « Gagnez d'abord, et on verra ensuite ». Une sage décision, rétrospectivement, mais qui n'a pas empêché l'Italie de sombrer dans la défaite aux tirs au but.
L'élimination de la Nazionale, la troisième consécutive après 2018 et 2022, a précipité la démission de Gattuso, mais aussi celle de Gabriele Gravina, le président de la FIGC, et de Gianluigi Buffon, chef de délégation. Un séisme institutionnel qui témoigne de l'ampleur du désastre et de la perte de confiance des supporters.
Le fiasco italien, au-delà de l'échec sportif, met en lumière une culture du résultat à tout prix, où la prime devient parfois plus importante que l'honneur de porter le maillot azzurro. Cette affaire, couplée aux départs de plusieurs figures clés, laisse l'Italie face à un avenir incertain, à la recherche d'un nouveau souffle et d'une nouvelle vision pour son football.
Les noms de Roberto Mancini, Antonio Conte et Massimiliano Allegri circulent déjà pour prendre la succession de Gattuso. Mais la question n'est pas seulement de trouver un nouveau sélectionneur, mais de reconstruire une équipe et une identité capable de retrouver le prestige d'antan. L'Italie a encore un long chemin à parcourir avant de redevenir un acteur majeur du football mondial.
