Jodie ounsley : gladiatrice, rugbyste et au-delà, une force de la nature
Jodie Ounsley n’est pas une athlète comme les autres. Ancienne rugbyste internationale handisport, gladiatrice sur le petit écran et désormais auteure, elle incarne une détermination sans faille et une audace qui défient les conventions. Son parcours, marqué par une surdité profonde et une passion dévorante pour le Sport, est une source d’inspiration pour tous ceux qui luttent contre l’adversité.
De dewsbury aux terrains de jeu
Née dans le Yorkshire en 2001, Jodie Ounsley a toujours été animée par une soif inextinguible de compétition. Dès l’enfance, elle se distinguait par une énergie débordante et une volonté de fer, comme en témoigne cette photo d’elle à six ans, arborant une pose de combattante après un entraînement de karaté. « J’étais la petite fille dure, accro aux sports de contact », se souvient-elle. Le rêve d’égaler Usain Bolt, son héros d’enfance, l’a propulsée vers des performances remarquables, même sur les terrains de Sport scolaire où elle se distinguait par son équipement atypique : un débardeur moulant, un short de piste et de véritables chaussures de course.
L’encouragement familial, et notamment celui de son père, ancien gladiateur et champion de diverses disciplines, a joué un rôle crucial dans son épanouissement. Sa mère, toujours présente, lui a offert un soutien émotionnel inébranlable, tandis que ses grands-parents célébraient chaque victoire par un festin gargantuesque. Le week-end, c'était entraînement avec son père, suivi de poulet nuggets et d'une soirée devant Britain’s Got Talent, des moments précieux qui ont nourri sa passion.

Briser les barrières : la rugbista sourde
Le chemin vers l’excellence n’a pas été sans embûches. Née avec une surdité profonde et équipée d'un implant cochléaire, Jodie Ounsley a dû surmonter des obstacles considérables pour pratiquer le rugby, un Sport de contact réputé dangereux pour sa condition. Les recommandations médicales initiales étaient formelles : les sports de contact étaient à proscrire en raison des risques liés à la fragilité de son implant. Mais la jeune femme a refusé d'abandonner son rêve, convaincue qu’elle pouvait naviguer ces défis. Grâce à une solution ingénieuse proposée par son père, elle a pu jouer avec un protège-crâne, marquant ainsi une étape historique en devenant la première rugbiste sourde à porter le maillot de l'Angleterre senior. « C’était mon objectif, et je l’ai atteint », confie-t-elle, fière de ce parcours exceptionnel.
Gladiateur et présentatrice : une visibilité inattendue
Le destin a ensuite réservé de nouvelles surprises à Jodie Ounsley. En 2024, elle a été sélectionnée pour participer à la nouvelle saison de Gladiators, où elle s’est distinguée par sa force et son courage sous le nom de Fury. Parallèlement, elle a endossé le rôle de présentatrice aux Jeux Paralympiques, contribuant ainsi à sensibiliser le public à la diversité des talents et à l’inclusion des personnes handicapées. Son second livre, Strong Girls, co-écrit avec Becky Grey, témoigne de son engagement à encourager les jeunes filles à poursuivre leurs rêves, quelles que soient les difficultés.
« La première fois que j’ai été reconnue, j’étais juste sortie pour acheter du lait », raconte Jodie. « J’étais en blouse d’épaule à cause d’une blessure et je ne ressemblais pas du tout à Fury. Des enfants ont crié : ‘C’est vous ! C’est Fury !’ C’était un moment touchant, mais la télévision n’a pas changé qui je suis. » Le soutien indéfectible de sa famille, et plus particulièrement de sa compagne Ellen, l’aide à rester humble et ancrée dans la réalité, même au milieu de cette ascension fulgurante. Le décès brutal de son père l’année dernière a été une épreuve difficile, mais elle puise du réconfort dans son travail et dans les souvenirs partagés avec lui.
Jodie Ounsley, à 23 ans, incarne une nouvelle génération d’athlètes engagées, qui brisent les tabous et inspirent le monde entier. Son parcours est la preuve que la détermination, le travail acharné et la foi en soi peuvent surmonter tous les obstacles.
